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Des
3000 familles nobles bretonnes qui existaient à
la veille de la Révolution, il en subsiste aujourd’hui
un peu moins de 400 qui représentent cependant
à elles seules près de 10 % des familles
de la noblesse française subsistante dont une
partie relativement importante de très ancienne
noblesse (noblesse chevaleresque : antérieure
à 1400)
Quelques familles nobles bretonnes
ont accédé à la notoriété
en fournissant notamment des marins qui ont laissé
leur nom à des archipels désolés
(Kerguelen) à des îles
du Pacifique (Kermadec) voire même
à des stations de métro (La Motte-Picquet)
. Des recherches historiques récentes ont remis
à l’honneur des nobles bretons injustement oubliés
tels que René Madec (devenu
Nabab aux Indes) le chevalier de Saint-Alouarn
(découvreur de l’Australie) ou le chevalier
de Kerlérec (dernier gouverneur de la
Louisiane)
Aujourd’hui des personnalités de la voile comme
Olivier de Kersauson de Pennendreff
ou Raphaela Le Gouvello du Timat,
issus tous deux des plus vieilles familles
bretonnes, perpétuent cette tradition des aventuriers
de la Mer tandis que des personnalités politiques
comme Gilles de Robien ou le
Duc Josselin de Rohan (ancien Président
du Conseil Régional de Bretagne) perpétuent
la tradition de serviteurs de l’Etat initiée
par les Connétables du Guesclin
ou Arthur de Richemont (futur Duc Arthur
III de Bretagne)
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Raphaela
Le Gouvello : première femme à avoir
traversé l'océan Atlantique, l'océan
Pacifique et l'océan Indien (Juin 2006)
en planche à voile !
D'après un
sondage de Bretagne Magazine N° 21 (Eté
2003), Olivier
de Kersauson a été élu le
meilleur ambassadeur de la Bretagne !
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Aotrou Josef (1889-1975)
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Cependant la
plupart des familles nobles bretonnes actuelles
encore bien enracinées dans leur terroir
d’origine n’ont qu’une notoriété
locale reconnue et respectée par la population
rurale environnante. On pourrait d’ailleurs reprendre
à leur sujet ce jugement d’Ernest
RENAN émis au XIXème siècle
: "la noblesse, vraiment bretonne
comprenait les chefs de paroisse, les premiers
du peuple , de même origine que lui, possédant
par héritage le droit de marcher à
sa tête et de le représenter. Rien
de plus respectable que ce noble de campagne quand
il restait pauvre, étranger à l’intrigue
et au souci de s’enrichir" (Souvenirs
d’Enfance et de Jeunesse). Jugement conforté
par l'historien Augustin THIERRY
(1795-1856) qui se déclarait frappé
d'observer que "les gens du peuple
en Basse-Bretagne n'ont jamais cessé de
reconnaître dans les nobles de leur pays
les enfants de la terre natale : ils ne les ont
jamais haï de cette haine violente que l'on
portait ailleurs à des seigneurs de race
étrangère, et sous ses titres féodaux
de barons et de chevaliers, le paysan breton retrouvait
encore les tierns et les mac-tierns des premiers
temps de son indépendance" |



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